Un petit sondage pour vous aider à voir si vous souffrez d’insomnie ou non.
Ces contrariétés qui nous empêchent de dormir…

Plusieurs tracas de notre vie quotidienne peuvent venir altérer la quiétude de nos nuits. Je vous soumets quelques uns d’entre-eux :
- L’argent, votre situation financière, vos dettes
En effet, un sondage effectué l’année dernière par une institution financière canadienne révèle que plus de la moitié des personnes avoue que leurs finances personnelles les empêchent parfois de dormir.
2. La médication pour le traitement de l’insomnie peut-être dangereuse à long terme
Une étude longitudinale de l’Université Laval, mon alma mater, auprès de 14 000 Canadiens sur plus d’une décennie, démontre que de traiter l’insomnie et l’anxiété chez les personnes de plus 55 ans avec des médicaments pouvait augmenter de 36% l’incidence de la mortalité. Selon la chercheuse principale, Dre Geneviève Belleville :«ces médicaments viennent accroître le risque de fractures de la hanche et peuvent empirer les difficultés respiratoires chez les personnes qui ont déjà des problèmes pulmonaires. Ils ont aussi une incidence sur le fonctionnement du système nerveux central, donc le cerveau. Une personne déjà déprimée risque davantage de développer des tendances suicidaires.» Elle suggère les thérapies comportementales brèves qui donnent généralement de bons résultats.
3. Il faut dédramatiser le manque de sommeil
Plusieurs personnes pensent qu’il faut absolument dormir 8 heures par nuit ou se mettent à angoisser sur le «manque de sommeil». C’est une croyance qui n’est pas fondée scientifiquement. Par ailleurs, porter son attention sur ces aspects ne fait en général qu’augmenter l’anxiété, le déferlement de pensées et cercle vicieux qui s’ensuit. Il faut plutôt apprendre à relativiser le déficit de sommeil. C’est une première étape difficile à franchir, mais qui peut paver au rétablissement de bonnes nuits de sommeil!
Sur ce,
il ne me reste qu’à vous souhaiter bonne nuit!
I.-Simon Tremblay
Vous réveillez-vous fréquemment pendant la nuit?
L’insomnie se reconnaît généralement aux symptômes suivants :
• difficulté à s’endormir
• réveils fréquents pendant la nuit et difficulté à se rendormir
• réveil trop matinal
• sensation de fatigue au réveil ou de repos non réparateur
Les réveils nocturnes peuvent être de différentes origines, dont certaines pathologiques comme l’apnée. Je ne parlerai ici que de ceux que l’on peut éviter ou à tout le moins réduire considérablement en changeant certaines choses et qui ne sont pas dues à une condition antérieure. Le premier aspect à considérer comme facteur pouvant vous réveiller pendant la nuit est l’alimentation. Plusieurs situations peuvent ainsi venir déranger votre sommeil à commencer par les liquides.
Évitez de boire dans l’heure précédant le coucher, et ce, peu importe la consommation. Vous comprendrez qu’une vessie pleine au beau milieu de la nuit peut vous réveiller pendant les phases légères du sommeil.
Aussi, pendant la soirée, privilégiez les tisanes, boissons sans sucre ou caféine et surtout sans alcool. Bien que l’alcool puisse aider à vous endormir rapidement, il perturbe les phases réparatrices et peut vous réveiller et empêcher de vous rendormir. On devrait également porter une attention à ne pas consommer trop d’agrumes ou jus d’agrumes, comme le jus d’orange en soirée, car certaines recherches montrent que la vitamine C peut «stimuler» le corps et ce n’est pas l’effet que l’on recherche avant d’aller rejoindre Morphée.
Du côté des aliments solides, on devrait porter une attention particulière de ne pas manger un repas copieux tard dans la soirée et en particulier si celui-ci contient beaucoup de gras et très épicé. La digestion pendant le sommeil pourrait vous réveiller, tout comme les reflux gastriques. Par ailleurs, les aliments gras perturberaient aussi le cycle du sommeil. Vous devriez plutôt opter pour un repas léger le soir venu, contenant du poisson, volaille et des fruits. Il semblerait qu’une protéine contenue dans certaines viandes aiderait à la production des hormones liées au sommeil (mélatonine et sérotonine).
D’autres bonnes habitudes comme de dormir dans le noir absolu aiderait le sommeil et surtout ne stimulerait pas les phases de réveils que pourraient induire les sources lumineuses perçues par le cerveau. Finalement, jetez un coup d’œil sur tous les irritants potentiels qui pourraient vous réveiller? Le confort de votre matelas et son soutien est-il adéquat? Le réveil-matin est-il hors de portée? La pièce est-elle suffisamment fraiche (17 et 19 degrés Celsius) et aérée? Faites une liste des éléments potentiels et essayer de les prévenir.
Sur ce, passez une bonne nuit!
I.-Simon Tremblay
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