24 May 2013

Les 7 aliments ou boissons à éviter ou faire attention si tu as le sommeil léger.

Tasse de café Comme prémisse à cet article, j’aimerais te réitérer qu’il s’agit ici de conseils, suggestions et propositions s’adressant aux personnes qui ont des difficultés avec leur sommeil mais qui ne souffrent pas d’autres pathologies ou conditions qui pourraient causer leur insomnie ou difficultés. Par ailleurs, chaque personne est différente et peut réagir différemment à son environnement, les situations et les produits qu’elle consomme. Donc, prends ces articles pour ce qu’ils sont, des conseils et non des absolus. Par exemple, dans cet article, je traiterai du café, mais il se peut néanmoins chez certaines personnes que la caféine n’entrave nullement le cycle du sommeil, qu’ils y soient moins «sensibles» et qu’ils peuvent prendre ou consommer un café en fin de soirée et réussir à s’endormir facilement. Cependant, la littérature scientifique s’entend en général pour identifier la caféine comme étant nuisible au sommeil si l’aliment le contenant en contient une forte concentration ou s’il est consommé «trop tard» dans la journée.

Les aliments contenant de la caféine.

Il est bien connu que la caféine est un stimulant du système nerveux central. En général, tu ne devrais plus manger ou boire d’aliments à forte teneur en caféine, et ce, au moins 6 heures avant d’aller au lit. Donc, si tu te couches en moyenne vers 22h30, tu devrais prendre ton dernier café au plus tard vers 16h00. C’est encore plus vrai après le diner. Mais il n’y a pas que le café qui contient de la caféine.  Les boissons gazeuses comme le Cola sont d’importantes sources de caféine, en plus de contenir beaucoup de sucre raffiné qui nuit également au sommeil. Les boissons énergétiques, le thé et le chocolat peuvent en contenir de fortes doses et sont donc à éviter.

L’alcool, ce faux allié.

J’y ai déjà fait référence dans un article précédent, l’alcool est un vil allié pour celles et ceux qui ont déjà une problématique liée au sommeil. Bien qu’il puisse effectivement raccourcir la période d’endormissement, car c’est un dépresseur, il a tendance à perturber les phases profondes du sommeil, celles qui sont les plus importantes. Très souvent, la prise d’alcool fera en sorte que tu te réveilleras souvent au bout de 2-3 heures de sommeil et tu auras beaucoup de difficulté à te rendormir. Donc, si on consomme de l’alcool c’est avec modération, et jamais immédiatement avant de se coucher.

Les aliments trop épicés.

Je suis désolé pour les amateurs de cuisine mexicaine, mais il semblerait qu’une alimentation riche en piments, parsemée de trop d’épices piquantes ou d’ail peut perturber le sommeil chez certaines personnes. Donc, si tu manges une cuisine fortement piquante et que tu dors mal, ce serait peut-être un élément à observer, voir si tu dors mieux avec une alimentation exempte de ces produits.

Les aliments trop gras.

L’observation faite juste en haut vaut aussi pour les aliments trop gras, en particulier le fastfood, les aliments cuits dans la friteuse et transformés. Cependant, comme dans le cas précédent, si tu es amateur de pizzas accompagnées de frites cuites dans l’huile ou encore d’hamburgers avec fromage bien gras, vérifie s’ils n’altèrent pas ta digestion et ton sommeil.

 

La nicotine.

Bon, je sais, la cigarette n’est pas un aliment, mais la nicotine est un puissant stimulant également, donc pour les fumeurs, on devrait s’abstenir de fumer avant d’aller au lit.

Les aliments blancs.

Le pain blanc, le riz blanc , beignes, pâtisseries et autres aliments de même nature devraient ne pas être consommés trop près de l’heure du coucher. En effet, en plus d’être pauvres d’un point de vue nutritionnel, la farine transformée et les sucres raffinés jouent beaucoup sur le taux de glycémie sanguin et peuvent donc stimuler ou causer de l’hypoglycémie, selon la situation.

Les aliments transformés et la cuisine asiatique

L’élément à considérer dans ces cas est le glutamate monosodique. Cet additif qui agit comme sel peut entrainer chez certaines personnes des réactions allergiques de faibles à fortes intensités et perturber le sommeil. Portes donc une attention particulière à cet ingrédient, si tu manges beaucoup d’aliments en conserve ou cuisine chinoise.

Sur ce, je te souhaite une bonne nuit!

I.-Simon Tremblay, BAA

L’éveil dans le Lit

L’éveil fait partie inhérente du sommeil. Il se compose de deux éléments différents. Il y a en premier la période dit de latence d’endormissement. Comme son nom le dit, c’est la phase pendant laquelle, nous sommes couchés sur notre matelas, nous nous détendons, s’assoupissions jusqu’à l’endormissement, au stade de sommeil léger. Chez la majorité des personnes en France, cette période de temps dure moins de 30 minutes, mais peut atteindre jusqu’à 60 minutes sans que cela soit considéré comme un problème. L’autre facette de l’éveil relève du fait que plusieurs d’entre nous se réveillons plusieurs fois pendant la nuit. Cet aspect n’est pas un problème en soit si tu te rendors au bout de quelques minutes. Malheureusement, pour nombre d’insomniaques, particulièrement pour ceux et celles plus anxieuses, ce ou ces réveils riment avec incapacité de se rendormir. Commence alors le dialogue interne et toutes ces pensées négatives et émotions corolaires de l’anxiété. Souvent, la seule façon dont a recourt la personne pour tenter de se rendormir est de prendre un somnifère ou une autre médication.

Ce qu’il faut savoir à propos des périodes d’éveil dans le lit est que si elles dépassent par exemple plus de 60 minutes pour l’endormissement et/ou durent trop longtemps pendant les réveils, elles deviennent des obstacles au sommeil même. Si ces périodes dépassent le temps normal requis ou si nous avons des pensées ou émotions anxiogènes lors de ces périodes, elles engendrent un cercle vicieux nuisible au sommeil. En effet, il finit par se produire un phénomène d’association, entre cet état où nous sommes étendus sur notre matelas, cherchant inlassablement le sommeil et l’insomnie. Il se développe alors un «pathern» où cette période sera associée avec un élément négatif, stressant, et que nous finirons par appréhender.

Ce qu’il faut faire, si l’éveil dure trop longtemps est de quitter le lit. Plutôt que de ruminer dans le lit, se parler négativement ou même se critiquer parce que le sommeil ne vient pas, il vaut mieux quitter la chambre à coucher, faire une activité qui ne demande pas trop de stimulation intellectuelle ou physique et attendre que la fatigue revienne, et ce, avant de retourner au lit. Tu éviteras alors une des problématiques les plus courantes chez les insomniaques occasionnels.

Sur ce, je te souhaite une bonne nuit!

I.-Simon Tremblay, BAA

Les 7 aliments et boissons à privilégier pour favoriser une bonne nuit.

Lait

Nous savons tous que l’alimentation peut avoir une influence certaine sur notre sommeil. Qui n’a pas au moins une fois pris un dîner trop copieux et trop tard pour ensuite connaître une nuit agitée parsemée de multiples réveils, le tout assortit par un matin et une sortie du lit pénible? Ce qui se produit quand l’on mange un repas trop important à quelques heures du sommeil (moins de 4 heures) ou encore mangeons tout simplement trop tard (moins de 2H30) avant d’aller au lit est que nous maintenons ainsi le système digestif et le système endocrinien en activité alors que l’endormissement est synonyme de ralentissement de la plupart des systèmes du corps humain.

  • Les aliments contenants de la Tryptophane.

La Tryptophane est un acide aminé essentiel à la production de mélatonine et sérotonine qui je te le rappelle sont les neuro-transmetteurs les plus importants associés au sommeil. Ce précieux acide aminé se retrouve surtout dans les viandes blanches (volailles, dindes, etc.), produits laitiers, haricots et poissons. La meilleure source demeure la dinde. Donc, manger une petite portion de protéines animales (150 gr) au dîner peut être intéressant.

  • Le lait chaud de notre grand-maman.

Un verre de lait chaud (250 ml) une heure ou deux avant le sommeil peut aussi aider à passer une bonne nuit. Le lait favorise les liaisons de la Tryptophane tout comme la sécrétion de sérotonine. Ensuite, ce petit rituel peut devenir une association positive et devenir une habitude saine te menant au pays des rêves.

  • Les aliments riches en glucide complexe.

Il est important pour le cerveau quand il dort de ne pas tomber en «hypo-glycémie» lors de la nuit. Tu devrais alors t’assurer d’avoir au repas du soir une céréale à grains entiers comme le riz brun, une tranche de pain à grain entier. Ces glucides à libération plus lente maintiendront plus facile un taux de sucre sanguin plus stable. Certaines études affirment aussi que les céréales à grains entiers favoriseraient la sérotonine.

  • D’autres aliments riches en glucide complexe.

Manger une banane une heure ou deux avant d’aller au lit aurait aussi un effet bénéfique tout comme la consommation d’un yaourt aux fruits.

  • Les aliments qui évitent les carences.

Certaines carences en nutriments bien précis pourrait empêcher le système nerveux de se «détendre». Parmi ces nutriments on retrouve le magénsium, le calcium, le phosphore et les vitamines du complexe B. Alors, lors de la préparation de ton repas du soir, tu n’oublieras pas d’ajouter ou de faire accompagner ton met avec des légumes verts(haricots, brocolis, choux, céleri, etc.), d’une protéine d’origine végétale (noix, arachides, noisettes, amandes, soja, etc.) et fromages.

  • Les petits fruits contenant de la mélatonine.

Certaines études ont révélé que le raisin et les cerises seraient d’excellente sources de la fameuse mélatonine, un antioxydant puissant. Bien que je ne connaisse pas les dosages, j’imagine que la prudence est de mise. Ainsi, un petit plat de raisins ou de cerises de 60 à 120 minutes avant d’aller au lit serait conseillé. Fais cependant attention, certaines personnes ont des intolérances aux petits fruits, donc au lieu d’avoir un bienfait, leur consommation pourrait causer de l’inconfort pendant la nuit.

  • Les tisanes

La consommation d’une bonne tisane de camomille ou de toute autre saveur, en autant qu’elle ne contienne pas de caféine ou théine favoriserait effectivement la digestion et le sommeil dans une moindre mesure.

En espérant encore une fois avoir pu t’aider. La prochaine chronique portera sur le contraire, les aliments à éviter.

 

I.-Simon T.

 

Mais au fait, veux-tu savoir ce qu’est l’insomnie?

InsomniaL’insomnie est un problème complexe de par sa nature et ses origines multiples. On la définit souvent par la négative, soit l’absence sur une durée relative de sommeil au cours de la nuit ou la période d’endormissement désirée. On identifie trois principales caractéristiques de l’insomnie dont voici une brève description.

1. La difficulté à s’endormir :

Par une nuit humide où le seul son qui vient déranger en apparence la paix et tranquillité de ce moment sont les gouttes de pluie qui s’abattent de façon intermittente contre la vitre de la chambre à coucher de Yasmine, celle-ci regarde son réveil-matin. Il indique 2 heures du matin. Cela fait maintenant près de 3 heures qu’elle cherche en vain un sommeil qui tarde à venir. Que ce soit des préoccupations professionnelles comme ce fameux dossier qu’elle doit terminer demain, ce qu’elle va porter, comment vont réagir ses collègues et ami(es) à l’annonce qu’elle a à leur faire, elle remue dans sa tête un fils continu de pensées tantôt banales, tantôt plus anxieuses. Elle est incapable de faire taire sa petite voix interne, les idées se bousculent au portillon. Elle a essayé la méditation, de se concentrer sur sa respiration, la sortie stratégique de son lit, rien n’y fait, au contraire, plus elle tente de se débarrasser de ces pensées, plus elle devient anxieuse, se tournant, se retournant, espérant trouver une position qui finirait par l’amener dans les bras de Morphée. Elle évite autant que possible de regarder l’heure, mais c’est plus fort qu’elle. Yasmine finit quand même par s’endormir, mais il est presque 4 heures du matin et elle doit se lever dans moins de 120 minutes….Petite nuit encore, se dira-t-elle.

2. Les fréquents réveils nocturnes :

Jean, lui, contrairement à Yasmine, n’a pas de difficultés à s’endormir. Il se couche toujours vers 23:00, totalement fatigué et s’endort généralement en moins de 10 minutes. Cependant, il se réveille fréquemment pendant la nuit. La plupart du temps, au moins 3 sinon 4 fois par nuit. Il ne semble pas y avoir de raison particulière à ses réveils et il a de plus en plus de difficultés à retrouver le sommeil. Il se met alors à regarder l’horloge et ne peut s’empêcher de penser à ce qu’il doit faire demain. Plus le temps passe, plus il se fâche contre lui-même de ne plus trouver le sommeil. Il finit par se rendormir uniquement que pour mieux se réveiller 90 minutes plus tard.

3. Réveil précoce ou nuit trop courte :

Julie quant à elle, réussit à trouver le sommeil rapidement et ne se réveil pas souvent pendant la nuit. Julie a en revanche une autre problématique. Elle se réveille trop tôt. Souvent, elle ne dort que 5 ou 6 heures. À son réveil, elle va faire un tour à la salle de bain, retourne se coucher avant l’aurore, espérant se rendormir, mais elle se met à penser et ne se rendort presque jamais, attendant sous ses couettes que l’heure du réveil arrive pour se lever.

 

Il arrive aussi bien d’autres caractéristiques ou facteurs d’insomnie, ici sont illustrés les plus fréquents. J’espère que tu auras mieux cerné le concept d’insomnie avec ces trois exemples.

Sur ce, bonne nuit!

I.-Simon Tremblay